mardi 20 novembre 2007

Oui à la réforme de l'université !


La loi sur l'université répond à trois exigences : la rendre plus attractive, sortir de la paralysie de la gouvernance actuelle, et donner à la recherche universitaire une visibilité à l’échelle internationale.

L’université française s’est enfoncée dans une crise sans précédent
- Des formations dévalorisées et mal reconnues par les entreprises.
-Une organisation archaïque qui freine toute évolution.
-Une place dans les classements internationaux qui se dégrade : la 1ère université française se place seulement au 39ème rang mondial.
-La fuite des meilleurs étudiants et chercheurs vers les grandes universités étrangères.

Les étudiants en sont les premières victimes
-Des moyens insuffisants : la France consacre pour chaque étudiant presque deux fois moins de moyens que la Suède ou le Canada. C’est le seul pays développé à consacrer plus de moyens pour un lycéen que pour un étudiant.
-Des conditions d’étude et de vie étudiante inacceptables.
-Des taux d’échec élevés, en l’absence d’une réelle orientation et d’un suivi suffisant : 50% d’échec en 1ère année, 20% des étudiants quittent chaque année l’université sans diplôme.
-Des perspectives d’emploi dégradées à la sortie des universités : après un an, 53% des diplômés universitaires bac + 4 recherchent encore un emploi.

Une loi pour poser les fondations de la nouvelle université

La loi constitue le socle d’une vaste réforme de l’enseignement supérieur, qui se déroulera sur cinq ans, et pose les fondations de la nouvelle université.

Elle dote toutes les universités d’une nouvelle organisation dans un délai d’un an, et de nouvelles compétences dans un délai de cinq ans.
Pour permettre aux universités d’atteindre l’excellence, l’accent est mis sur plusieurs points : une autonomie réelle des universités, une capacité de mieux remplir les missions, une formation de qualité, une recherche de haut niveau, l’orientation et l’insertion professionnelle des étudiants, la diffusion de la culture et la coopération internationale.


1) Une réforme au service des étudiants:
Pour améliorer les conditions de vie des étudiants, la loi met l’accent sur certaines priorités :
- Autoriser les présidents d’universités à recruter des étudiants prioritairement sur des critères académiques et sociaux, pour des activités de tutorat ou de service en bibliothèque.
- Créer, dans chaque université, un bureau d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants.
- Renforcer le principe de la liberté d’inscription en premier cycle en permettant à chaque étudiant de s’inscrire dans tout établissement de son académie de résidence.

2) Donner une autonomie à la gouvernance actuelle
La gouvernance actuelle est marquée par un manque de pilotage, un manque de transparence et d’ouverture sur l’extérieur. Pour remédier à cette situation, la loi clarifie les compétences des différentes instances afin de rendre le fonctionnement de l’université plus efficace. Pour ce faire, elle prévoit de :
- Modifier le rôle du conseil d’administration : celui-ci devient l’organe stratège : il est resserré de 20 à 30 membres tout en étant plus ouvert sur l’extérieur avec la présence de 7 ou 8 personnalités extérieures. Les délibérations statutaires sont décidées plus facilement à la majorité des membres en exercice. Enfin, le conseil d’administration est compétent pour la création des UFR et peut proposer la création des écoles et instituts internes à l’université.
- Renforcer le rôle du président d’université : celui-ci devient porteur de projets et animateur d’équipe. Il est jugé sur ses résultats. Ses pouvoirs sont donc renforcés : il peut ainsi nommer les personnalités extérieures appelées à siéger au conseil d’administration. Il prépare et met en œuvre le contrat pluriannuel d’établissement, dispose d’un droit d’opposition à toute affectation prononcée dans l’établissement. Il est enfin responsable de la sécurité dans l’établissement et veille à l’accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées. Son mandat est renouvelable une fois.

3) Donner à l’université la possibilité de gérer son budget librement
A leur demande et au plus tard dans un délai de cinq ans suivant la publication de la loi, toutes les universités disposeront d’un budget global et de nouvelles responsabilités en matière de gestion des ressources humaines. La loi prévoit de :
- Donner des pouvoirs accrus au conseil d’administration : celui-ci pourra désormais moduler les obligations de service des enseignants-chercheurs, attribuer des primes au personnel et créer des dispositifs d’intéressement pour améliorer la rémunération des agents les plus méritants, recruter des agents contractuels pour occuper des postes de catégorie A ou pour assurer des fonctions d’enseignement ou de recherche.
- Transférer aux établissements qui en font la demande la pleine propriété de leurs biens mobiliers et immobiliers.
- Mettre en place un comité de sélection autorisant un recrutement des personnels enseignants-chercheurs plus rapide, plus ouvert et plus transparent.
- Autoriser la création d’un comité de sélection commun à plusieurs établissements.

4) Renforcer les partenariats publics-privés : Afin de diversifier les ressources des universités, de renforcer les relations des universités avec leur environnement économiques et d’engendrer de nouvelles sources de financement, la loi met en place deux nouveaux types de fondations : - les fondations universitaires, - les fondations partenariales, qui réunissent les universités et d’autres organismes publics et privés intéressés par leur activité de formation et de recherche. Le mécénat est ainsi encouragé, notamment grâce à la réduction fiscale pour les dons effectués par les entreprises ou les particuliers en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche.

samedi 10 novembre 2007

Nicolas SARKOZY aux Etats-Unis



La visite de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis est, en tant que telle, historique; et ce n’est pas seulement la France, ce sont aussi les Américains qui – en accordant au Président le double honneur, insigne et rare, de parler devant le Congrès et d’être reçu dans la maison de George Washington – l’ont voulue telle : pour faire oublier l’éclat de la rupture, la réconciliation se devait d’être éclatante.

La visite de Nicolas Sarkozy est historique, aussi, par le message que le Président a porté. L’on a assisté, pendant ces deux jours, à une véritable refondation des relations transatlantiques, mettant fin à cette ambigüité tenace qui marquait notre diplomatie depuis trop longtemps. Depuis trop longtemps, la France croyait affirmer son identité et renforcer son influence en se définissant systématiquement contre les Etats-Unis. Quelle cause avons-nous ainsi servi ? Ni la nôtre, ni celle des Etats-Unis, ni celle du monde. La diplomatie de l’action succède aujourd’hui à la diplomatie de l’algarade. Amie, alliée, mais pas alignée : telle est la formule qui résume à présent la position, équilibrée et exigeante, de la France.

Historique, la visite de Nicolas Sarkozy l’est, encore, parce qu’elle renoue un fil qui n’aurait jamais dû être rompu. Depuis la charge du jeune marquis de La Fayette à Yorktown en 1781, la France est la plus ancienne alliée des Etats-Unis. De la baie de Chesapeake aux sables d’Omaha Beach, nos pays sont unis par les liens du sang versé l’un pour l’autre. L’on doit savoir gré au Président d’avoir réconcilié cette famille, restauré cette communauté de destin, d’intérêts et de culture.

Historique, cette visite l’est, enfin, parce qu’elle capte les exigences du moment. La position d’amis sincères des Etats-Unis (c’est-à-dire, quand il le faut, d’amis critiques) est la seule, en effet, qui prenne véritablement la mesure du nouvel ordre mondial : comment ne pas voir que, face aux chances, aux menaces et aux défis de la mondialisation, une coopération avec les Etats-Unis est indispensable?


Sur les ailes de leurs avions, les pilotes américains avaient écrit cette devise : Ce qui est difficile, nous le faisons tout de suite ; l’impossible nous prend juste un peu plus de temps. Ce pourrait être aussi la devise de la nouvelle diplomatie française que le Président, à New-York, à Tanger, à Washington, s’emploie à édifier. Vouloir changer le monde, penser qu’on peut changer le monde, c’est déjà le changer un peu.



dimanche 28 octobre 2007

La révolution écologique


L’ANANS se félicite de l’aboutissement du « Grenelle de l’environnement ».

De ce grand rendez-vous est ressorti une vraie ambition française en matière de développement durable qui s’appuie sur des grandes politiques porteuses d’avenir. La France a entamé sa grande révolution écologique et c’est à Nicolas Sarkozy qu’elle le doit.

Pour la première fois, toutes les parties prenantes étaient réunies autour de la table et tous les Français ont pu s’exprimer. Pour la première fois, le développement durable a été abordé de manière globale. Il n’est plus question de mesurettes, mais bien d’une grande politique en faveur de l’environnement, dont la création du ministère en charge du développement durable était la première étape. L’ANANS salue à ce titre l’engagement personnel de Jean-Louis BORLOO, ministre de l’Ecologie, du développement et de l’aménagement durable, et de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, dans la conduite et la réussite du Grenelle.

Lors de son discours de clôture, le Président de la République a montré qu’il était possible de répondre à l’urgence écologique sans adopter de postures idéologiques. Le développement durable n’est pas une affaire de parti, mais bien l’affaire de tous, en France comme dans le monde.

L’ANANS salue les décisions fortes prises par le Chef de l’Etat à l’issue du Grenelle, notamment la poursuite de la recherche sur les OGM parallèlement à une suspension de la culture commerciale des OGM pesticides ou le développement des énergies renouvelables sans renoncer à l’énergie nucléaire.


L’ANANS salue aussi la volonté Nicolas SARKOZY de donner au développement durable les moyens de nos ambitions.
Un milliard d’euros de moyens supplémentaires seront consacrés dans les quatre prochaines années à la recherche ; 2000 kilomètres de lignes de TGV supplémentaires d’ici 2020 ; porter à 400 000 le nombre de logements anciens rénovés par an : autant de moyens supplémentaires consacrés au « New deal écologique » que le Président de la République a engagé.

Mobiliser en Europe et dans le monde, pour que tous les pays, développés ou en développement, fassent de l’environnement une priorité et non une variable d’ajustement de la mondialisation des échanges.

S’engager pour que tous les Français changent leurs habitudes, pour que les pouvoirs publics soient exemplaires, pour que les politiques publiques des transports, de la recherche, du logement, de l’énergie et la politique agricole concilient développement et respect de l’environnement.

Voilà la mission de la France.

En savoir plus :

- le discours du président de la République (site de l'Elysée )

- le site du grenelle de l'environnent

vendredi 19 octobre 2007

Dites oui à la réforme des régimes spéciaux


Dites Oui à la liberté de circuler
Dites Oui à la réforme des régimes spéciaux


Vous avez besoin d'aller travailler ?
Vous devez aller étudier ?
Vous devez vous déplacer ?


Dites Oui à la liberté de circuler
Dites Oui à la réforme des régimes spéciaux


Parce que la réforme des régimes spéciaux vise à mettre les Français sur un pied d’égalité
La réforme des régimes spéciaux est guidée par un impératif d’équité.
Pour que la solidarité soit acceptée, les règles de la durée de cotisation doivent être les mêmes pour tous.


Parce que l'effort de chacun est nécessaire
pour contribuer à sauvegarder la retraite de tous

Parce que la diminution des pensions n’est pas envisageable, seul l’allongement de la durée de cotisation est la solution acceptable socialement.


Parce que le statu quo corporatiste n'est plus acceptable

Alors que la réforme ne vise en aucune façon à opposer certaines catégories professionnelles à d’autres, les grévistes ne vont que stigmatiser leur spécificité.




samedi 13 octobre 2007

Les Sarkozystes du Bas-Rhin avec Hugues HEINRICH


Les Sarkozystes du Bas-Rhin soutiennent la candidature de Hugues HEINRICH et de son équipe pour les élections municipales à HAGUENAU.

Haguenau est la deuxième ville du Bas-Rhin, la quatrième d'Alsace.
Mais à part les Haguenoviens, personne ne le sait, car cette ville est une belle endormie que tout le monde semble avoir reléguée dans les livres d'histoire.
Pourtant, la ville dispose d'atouts formidables : humains, naturels, économiques, démographiques, culturels et historiques, mais personne n'a essayé de les optimiser au cours des 14 dernières années.
Il faut réveiller Haguenau, redonner de l'ambition à cette ville qui doit être la plaque tournante de l'Alsace du Nord, la deuxième capitale de la région après Strasbourg.

Haguenau a besoin d'Audace & Convictions, Haguenau a besoin de femmes et d'hommes de valeurs, rassemblés au service de leur ville.
Haguenau a besoin d'une Rupture.

Hugues HEINRICH est un homme d'Audace et de Convictions, Hugues HEINRICH incarne la Rupture.
Hugues HEINRICH est un Haguenovien de naissance et de coeur, un Haguenovien dynamique, ouvert, chaleureux, compétent, ferme et déterminé.
Hugues HEINRICH a trouvé en Nicolas SARKOZY un homme qui partage ses valeurs, un homme d'Audace et de Convictions.
Hugues HEINRICH a soutenu Nicolas SARKOZY lors de la campagne présidentielle, Hugues HEINRICH a soutenu François LOOS lors de la campagne législative.


Hugues HEINRICH est l'homme qui peut prolonger cette dynamique victorieuse à HAGUENAU. Comme Nicolas SARKOZY, il est l'homme de la situation.


Par sa capacité à rassembler les talents et les compétences aux service de la Ville de Haguenau et de ses habitants
Hugues Heinrich n'est pas l'homme d'un clan ou d'une famille. Il n'est pas seul, car il est épaulé par une équipe ouverte et diversifiée, qui rassemble des femmes et des hommes de tous les horizons : des gaullistes, des centristes, des libéraux, des écologistes, des sociaux-démocrates, des indépendants, mais aussi des personnes de la société civile, des chefs d'entreprise, des acteurs du monde sportif, associatif et culturel.


Par son métier, aménageur de ville, qu'il veut mettre au service de ses concitoyens : ingénieur des arts et métiers, depuis dix ans il accompagne les communes et groupements de communes dans leurs grands projets d'aménagement et de construction. Sa formation et son métier lui permettent de comprendre la situation d'une ville, de fixer des objectifs et prendre des décisions pour les remplir, de proposer un projet adapté, de l'expliquer et de le partager avec la population, de réaliser concrétement ce projet jusqu'à ce que les objectifs fixés soient atteints.


Par son projet pour Haguenau, élaboré depuis plus d'un an, avec son équipe et son réseau, à l'écoute des Haguenoviens. Il a compris qu'il fallait assurer la cohésion de la population, donner aux Femmes toute la place et le rôle qui leur revient, stimuler et mettre en confiance la Jeunesse. Il a compris qu'il fallait renouer avec la Société Civile, être à l'écoute des chefs d'entreprise et des commerçants, se tourner vers les acteurs associatifs et culturels. Il a compris qu'il fallait oeuvrer pour le rayonnement et l'attractivité de Haguenau, pour redonner à la ville une dimension nationale et internationale comme aux plus grandes heures de son histoire, lorsque l'empereur Frédéric Barberousse dirigeait le Saint-Empire depuis son château impérial de Haguenau, ou lorsque la ville était la capitale et le siège des instances de la Décapole.


Hugues HEINRICH et son équipe représentent le chemin de l'avenir pour Haguenau et l'Alsace du Nord.

Les Sarkozystes du Bas-Rhin investissent Hugues HEINRICH de leur soutien et de leur confiance pour ces élections municipales, pour emmener Haguenau vers le succès.


Frédéric HUSS
Responsable Départemental de l'ANANS du Bas-Rhin


Crédits photos © Emmanuel Wanner - www.made-by-zinnia.com

mercredi 10 octobre 2007

L'ANANS, Mouvement de l'Ouverture


L'Association Nationale des Amis de Nicolas SARKOZY (ANANS) regroupe des citoyens de tous bords politiques qui se reconnaissent dans les idées du Président de la République. Nous pensons que chacun doit avoir sa chance, que l'Etat doit aider davantage ceux qui sont plus faibles, que nous sommes responsables de nos actes. Nous croyons en une France forte dans une Europe épanouie qui sera capable de défendre de grandes causes à travers le Monde.

Association à caractère politique, en conformité avec la loi de 1988, l'ANANS a labellisé en 2006 l'ensemble des associations favorables à Nicolas SARKOZY devenant ainsi la seule et unique association officielle de soutien souhaitée par le Président de la République.

Fondée par le Dr DESCOTTES, aujourd'hui Présidée par Nadia BOURHIS, l'association compte plus de 25000 membres.
Dans le Bas-Rhin, la Délégation Départementale de l'ANANS du Bas-Rhin est représentée par Frédéric HUSS

Mouvement de l'Ouverture : l'Ouverture est une chance. L'ANANS, indépendante de tout parti politique, est composée de sarkozystes de tous bords politiques, ce qui en fait LE Mouvement de l'Ouverture.

Société Civile : Le monde économique et le monde
associatif doivent être écouté des responsables politiques : l'ANANS est une véritable plate-forme d'échanges entre le monde politique et les acteurs locaux. L'ANANS regroupe ainsi de nombreux responsables politiques.

Dans la Majorité Présidentielle : L'ANANS fait partie intégrante de la Majorité Présidentielle en travaillant en étroite collaboration, mais en totale indépendance, avec les mouvements politiques la composant : 70% des membres de l'ANANS ne sont d'aucun parti politique.


NOS VALEURS :

- Liberté : La France doit être le Pays de la liberté d'entreprendre, d'innover, de créer. L'Etat doit aider les citoyens en difficulté afin de leur permettre de s'épanouir et de réussir.

- Responsabilité : Responsabilité car c'est le pendant de la Liberté. Les lois doivent être préservées et ceux qui ne les respectent pas doivent être sanctionnés car il en va de la qualité de notre vie en société. Nous devons également respecter et protéger notre environnement pour les générations futures.

- Diversité : La France est multiple et c'est une chance unique qu'il faut préserver et défendre.



mercredi 3 octobre 2007

La loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat : halte à la caricature

La loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat a pour objectif majeur, comme l’a rappelé le Premier ministre, « de créer les conditions psychologiques et économiques de l’accélération de la croissance ». Le bénéfice de ces mesures concerne la société française dans son ensemble : c’est permettre de travailler plus, de gagner plus et donc d’avoir plus de croissance et ainsi plus d’emplois pour atteindre l’objectif de plein emploi que s’est fixé le Président de la République d’ici 5 ans.

* Contrairement à ce qu’affirme l’opposition de façon démagogique et caricaturale, la loi n’est en aucune façon un « cadeau fait aux riches ». Sur les 9 Mds€ que devraient représenter les mesures fiscales en 2008, plus de la moitié est dédiée à l’exonération fiscale et sociale de la rémunération des heures supplémentaires, à la défiscalisation du revenu des étudiants et à l’expérimentation du RSA. On n’est pas là dans des mesures destinées aux hauts revenus ! A titre de comparaison, la mesure sur les heures supplémentaires (dont le décret vient d’être publié et qui s’appliquera comme prévu à compter du 1er octobre) devrait représenter 5,5 Mds€ en 2008, à comparer avec les 810 M€ que représente le bouclier fiscal cette même année.

1. La loi TEPA, c’est favoriser une augmentation directe de la rémunération des salariés par une meilleure reconnaissance du travail
* L’exonération d’impôt sur le revenu et les allègements de charges sociales sur les heures supplémentaires vont jouer à plein pour les salariés aux revenus modestes. Or, ce sont ceux dont le pouvoir d’achat a été le plus réduit du fait de l’application des 35 heures et du gel des salaires. Tout le monde est concerné : salariés à temps complet ou à temps partiel, du secteur public ou du secteur privé, ouvriers, employés, cadres. De leur côté, les entreprises seront incitées à proposer plus d’heures supplémentaires du fait de la diminution de leur coût, qui sera la plus forte pour les salaires compris entre 1 et 1,45 SMIC.

A TITRE D’EXEMPLE :
Un salarié gagnant le SMIC qui travaillera 4 heures de plus par semaine dans une petite entreprise verra ses revenus augmenter de 2.150€ sur l’année, soit l’équivalent d’un 13ème et d’un 14ème mois.

* Les étudiants sont de plus en plus nombreux à devoir travailler pour financer leurs études. Désormais, ils seront exonérés d’impôt jusqu’à 26 ans et pour l’intégralité des travaux qu’ils effectuent toute l’année, jusqu’à un plafond égal à 3 fois le SMIC mensuel. Cette exonération s’appliquera que l’étudiant souscrive une déclaration d’impôt à titre individuel ou qu’il soit rattaché au foyer fiscal de ses parents.
* Aujourd’hui les bénéficiaires de minima sociaux voient trop souvent leurs revenus baisser lorsqu’ils reprennent un travail. Ce n’est pas acceptable. Nous refusons une société où l’assistanat rapporte davantage que le travail. Le RSA, qui sera expérimenté dans les départements volontaires, permettra aux allocataires du RMI et de l’API qui travaillent de bénéficier d’un revenu garanti tenant compte des charges de famille.

A TITRE D’EXEMPLE :
Une personne seule, sans enfant, qui travaille à quart de temps et, entre ce qui lui reste du RMI et ses revenus du travail, gagne 759 euros. Dans le système actuel, si elle passe à mi temps, elle va gagner 839 euros, soit 80 euros de plus. Avec le RSA, elle passera à 940 euros à mi temps, soit 181 euros de plus.

2. La loi TEPA, c’est permettre aux Français dont les revenus sont modestes et qui le souhaitent d’accéder à la propriété de leur logement
* Aujourd’hui, seulement 56% des Français possèdent leur habitation principale, soit un taux très inférieur à celui des autres pays européens (84% en Espagne, 71% en GB, 68% en Italie). Notre objectif est d’atteindre un taux de 70%. Le crédit d’impôt sur les emprunts immobiliers permettra de baisser le coût de l’emprunt de l’ordre de 8 à 10%.
* Ce sont les ménages les plus modestes qui bénéficieront le plus de cette aide : d’abord parce que c’est un crédit d’impôt et non une réduction d’impôt, donc tout le monde pourra en profiter (y compris ceux qui ne paient pas d’IR) ; ensuite, parce qu’elle sera cumulable avec le prêt à taux zéro ; enfin, parce que le crédit d’impôt sera plafonné, et profitera donc davantage aux petits emprunteurs.

A TITRE D’EXEMPLE :
Un couple avec 2 enfants qui souscrit un emprunt de 200.000€ sur 20 ans (taux de 4%) peut réaliser sur 5 ans un gain de 8.889€, soit une baisse de 9.8% du coût du crédit. Cette réduction du coût du crédit est nettement plus faible, 6.5% (11796€), pour un couple plus aisé empruntant 400.000€ dans les mêmes conditions financières et de durée.

3. La loi TEPA, c’est faire en sorte que les Français puissent conserver les fruits de leur travail
* Nul ne doit se voir prélever plus de la moitié de ce qu’il gagne : c’est le principe du bouclier fiscal dont le taux passe de 60% à 50% des revenus.
* Là aussi, il faut en finir avec les présentations caricaturales qui en sont faites par l’opposition. Sur les 235.000 contribuables potentiellement concernés par ce bouclier, 200.000 ne sont pas redevables de l’ISF. On est donc loin d’une mesure spéciale ISF ! Seront notamment bénéficiaires les personnes avec des faibles revenus mais acquittant des impôts locaux proportionnellement très élevés par rapport à leurs revenus.

A TITRE D’EXEMPLE :
Une famille monoparentale avec 1 enfant, dont les revenus pour 2006 sont de 10.500€, dont 8.700 € d’allocation de parent isolé. Aujourd’hui le montant total de son imposition représente 1.650€ (taxe d’habitation, taxe foncière, CSG et CRDS). Avec le bouclier fiscal, elle ne paiera plus que 900€ soit un droit à restitution de 750€.